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Projet R.I.P.E.R. : étage alimentation

Après cette parenthèse culinaire, revenons à la technique. Dans un précédent article , je présentais l’étage des batteries du robot, passons à l’étage de gestion de l’alimentation.

Ce bloc va être chargé d’apporter l’énergie aux différents éléments du robots :

  • 5V pour l’électronique de bas niveau et pour le cerveau (mini PC)
  • 7.2V pour les moteurs à courant continu
  • 6V pour les servomoteurs

J’utilise 3 modules :

  • Pour l’électronique, l’alimentation DFRobot DFR0205 3.3-25V 25W convertira les 7.2V de la première batterie (ou de l’alimention externe) en 5V
  • Les moteurs seront alimentés par la seconde batterie et pilotés par le contrôleur SaberTooth 2x5A.
  • Pour les servomoteurs, le module d’alimentation Seeed Studio 1.25-35V 3A convertira les 7.2V de la première batterie (ou de l’alimention externe) en 6V

Lorsque que le robot sera alimenté en 12V (alim externe), il faudra le détecter parce que les moteurs ne pourront pas encaisser les 12V en continu (ou prévoir une alim externe de 9V) :

These motors are intended for use at 6 V. In general, these kinds of motors can run at voltages above and below this nominal voltage, so they should comfortably operate in the 3 – 9 V range, though they can begin rotating at voltages as low as 1 V. Higher voltages could start negatively affecting the life of the motor.

Voici le caisson prévu pour ces éléments :

Les 2 trous sur les extérieurs accueilleront les fiches d’entrée pour les alimentations (électronique/moteurs). Le petit trou accueillera un double switch (pour activer/désactiver les 2 sources de courant en même temps).

Comme cet étage sera « suspendu » dans le châssis par des fixations latérales, j’ai collé 2 plaques d’aluminium sur les côtés pour renforcer la structure et éviter un décollage des couches de plastiques.

La grande ouverture rectangulaire est destinée au connecteur 14 pins qui permettra la connexion avec le corps du robot.

De gauche à droite, la description de chaque pin :

  1. +5V électronique bas niveau
  2. 0V
  3. +5V électronique haut niveau (mini PC, hub USB)
  4. 0V
  5. +6V pour les servomoteurs
  6. 0V
  7. Néant
  8. Pont diviseur de tension sur batterie 1 (surveillance de la charge et détection alim externe)
  9. Pont diviseur de tension sur batterie 2 (surveillance de la charge et détection alim externe)
  10. Pilotage des moteurs (connexion série Arduino Mega –> SaberTooth)
  11. Encodeur A moteur 1 vers Arduino Mega
  12. Encodeur B moteur 1 vers Arduino Mega
  13. Encodeur A moteur 2 vers Arduino Mega
  14. Encodeur B moteur 2 vers Arduino Mega

La photo ci-dessous montre l’agencement des composants :

  • Rose : régulateur 5V
  • Vert : contrôleur des moteurs
  • Blanc : régulateur 6V
  • Bleu : carte d’interface entre les différents éléments
  • Rouge : fiches jack d’entrée pour l’alimentation en provenance des batteries/alim externe
  • Noir : double switch

Le schéma ci-dessous permet de mieux visualiser les connexions :

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Vue du dessous : les composants sont fixés sur des entretoises.

La pizza napolitaine DIY ! ;)

Alors rien à voir avec les sujets abordés habituellement sur ce blog, mais je suis tellement fan de cette découverte, que j’avais envie de la partager, et après tout, on reste dans le Do It Yourself 🙂

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J’adore les pizzas, j’en fais souvent des maisons, mais le fait est que la pâte ne ressemble jamais à celle qu’on peut déguster dans une vraie pizzeria : une pâte fine, moelleuse et croustillante à la fois. Le succès dépend essentiellement de 2 paramètres :

  • la réalisation de la pâte (farine spécifique, temps de maturation etc.)
  • la cuisson : elle doit être très rapide et puissante. Ainsi la pâte ne sèche pas, reste moelleuse à l’intérieur et la garniture garde toute sa saveur.

Avant tout chose : ce billet découle de la découverte d’un topic incroyable lancé sur le forum du site Hardware.fr. Il contient actuellement plus de 1300 pages de messages au sujet des techniques, recettes, « hacks », expériences etc. autour de la pizza faite maison, et tout particulièrement, la fameuse pizza napolitaine. Le premier message résume l’essentiel pour bien commencer et j’en recommande fortement la lecture, ce billet porte sur mes premières expériences.

Les fours domestiques sont limités en température (même si quelques mâlins ont trouvé le moyen d’utiliser leur four en mode pyrolyse pour faire cuire leurs pizzas). La solution est de se tourner vers un four à pizza pour particulier. On trouve beaucoup de produits décevants, mais quelques uns sortent du lot, en particulier le G3 Ferrari. Je l’ai eu pour 70€ lors d’une promo sur Amazon Italie, en général, on le trouve autour de 100€. Ce four a la particularité de chauffer à près de 400°C (résistance au dessus et résistance sous la pierre réfractaire). Ce four peut même monter encore plus haut, il a été bridé suite à de nouvelles normes européennes, mais peut être facilement débridé et même moddé, on y reviendra. Pour ma part, je l’utilise pour le moment tel quel, sans modification.

pizza_00

La pâte

C’est l’élément essentiel. Pour obtenir un résultat proche de la vraie pizza napolitaine, il faut utiliser une farine appropriée : de la farine italienne type ’00’. Il  existe différents moulins (producteurs) qui déclinent leurs farines en plusieurs gammes (le choix de la gamme dépendra essentiellement du temps de maturation). Pour le moment, j’ai testé des farines Spadoni (PZ1), Quaglia (Petra3) et Caputo (Classica). Ces farines type ’00’ sont assez difficiles à trouver en France. Certaines épiceries fines italiennes en proposent, et parfois on en trouve en grandes surfaces. Sur Paris, l’épicerie fine RAP offre un bon choix et sont très sympa. Sur Internet, je suis tombé sur un site très pro, avec un service client réactif, connaisseur et commerçant : Gustini.fr. Les frais de port sont acceptables. A défaut de farine type ’00’, on peut se rabattre sur de la T45 si les placards sont vides (mais c’est quand même dommage).

Il est recommandé d’utiliser de la levure fraîche de boulanger (ou de bière). On en trouve en grande surface, sous forme de cube (vers le rayon boulangerie).

Les ingrédients pour la pâte sont très basiques : eau, levure, farine, sel. Et c’est tout. La quantité de levure va dépendre du temps qu’on laissera « maturer » la pâte. Pour réaliser 6 pâtons de 220g en prévoyant 16 heures de maturation à température ambiante, j’utilise les quantités suivantes :

Farine: 793 g
Eau: 507 g (64 %)
Sel: 20 g (40 g/lit)
Levure: 0.84 g (1.66 g/lit)

Pour déterminer ces proportions, j’utilise un petit programme développé par Rafbor du forum Hardware.Fr, RafCalc. Le lien est disponible dans sa signature, ou en cliquant ici.

Avant de se lancer, je recommande le visionnage de ces 2 vidéos, qui aideront à visualiser les différentes opérations :
Impasto a mano pizza napoletana
Impasto napoletano , la mia versione

Passons à la réalisation de nos pâtons, voici comment je m’y prends :

1/ Dans un grand verre, verser l’eau, ajouter la levure fraîche (mélanger doucement jusqu’à dissolution complète) – peser la levure avec une balance de précision (+/- 0.1g)
2/ Verser le verre dans un grand saladier et ajouter les 3/4 de la farine et mélanger un peu
3/ Couvrir et laisser reposer 15 minutes
4/ Pétrir la pâte en ajoutant le 1/4 restant de farine et le sel au fur et à mesure jusqu’à ce que la pâte ne colle plus (il est important de ne pas mélanger le sel dans l’eau au début, car il attaquerait la levure)
5/ Couvrir et laisser reposer 10 min
6/ Faire une dizaine de rabats pour incorporer de l’air jusqu’au point pâte (élastique, non cassante), répéter si nécessaire
7/ Couvrir et laisser reposer 10 minutes
8/ Faire une grosse boule et laisser reposer 1h heure (pointage) sous cellophane

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9/ Former les pâtons et les placer dans un tupperware légèrement huilé. On trouve facilement des  vidéos qui montrent des techniques de boulage.

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10/ Laisser reposer le temps prévu

La maturation peut se faire à TA (température ambiante) (2 à 24 heures selon la quantité de levure et la farine utilisées) ou au frigo, dans ce cas la maturation sera plus longue (compter 3-5 jours).

L’avancement de la maturation s’observe grâce à toutes les petites bulles d’air qui se forment :

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Plus la maturation aura été longue, plus la pâte sera légère, facile à digérer et meilleur en sera le goût.

Les pâtons peuvent également être congelés. Je les fais par 6, parce que ça prend un peu de temps et ça me permet d’avoir des stocks pour me faire une pizza rapidement (compter 3 heures de décongélation à TA).

Abaisse des pâtons

J’utilise de la semoule de blé fine pour facilité l’abaisse du pâton (sinon il est beaucoup trop « collant ») : quand je sors le pâton de son tupperware, j’imprègne sa surface de cette semoule (à défaut, on utilisera de la farine). On étale le pâton à la main. Ne surtout pas utiliser de rouleau de pâtissier ! Il chasserait les petites bulles d’air qu’on a mis du temps à faire apparaître et la pâte perdrait en légèreté. Je commence par appuyer avec les doigts au centre du pâton pour repousser la pâte vers l’extérieur. Je termine la mise en forme en étirant la pâte. Là, ça vient avec la pratique et je suis moi-même encore un novice 😉 Youtube regorge de vidéos qui illustrent différentes techniques pour abaisser nos pâtons.

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Une fois la pâte prête, on la dépose sur le support en double demies-lunes, puis on ajoute la garniture (d’abord la sauce tomate, puis la mozza, puis le reste). La pizza est prête à être cuite !

Enfournement et cuisson

Je laisse préchauffer l’appareil pendant 15 minutes à 2.5, puis je le laisse ouvert 5 minutes : la pierre va un peu refroidir et la chauffe va redémarrer. A ce moment là je passe le thermostat à 3 (max) pour être sûr que l’appareil chauffe durant toute la cuisson. 5 minutes plus tard, la pizza est prête ! 🙂

La sauce tomate

Voici comme je prépare la sauce tomate : j’utilise des tomates concassées de qualité vendues en conserves (Cirio, Mutti…). Je vide la conserve dans une assiette creuse, je prends juste les tomates en coupant la partie dure, je malaxe le tout avec les doigts (surtout ne pas les mixer pour ne pas éclater les pépins, ça donnerait un goût acide), un petit passage à la passoire pour retirer le gros de l’eau et je rajoute un peu de sel, du parmesan, de l’origan et un tout petit peu d’ail.

La mozzarella

Il faut utiliser de la mozzarella Buffala. On la trouve sous forme de boules dans des sachets remplis d’eau. Avant de pouvoir l’utiliser, il va falloir la débarrasser d’un maximum de son eau : on coupera la boule en lanières que l’on déposera dans une assiette pendant quelques heures, le temps de laisser l’eau dégorger.

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Ci-dessous, quelques photos de mes premiers essais, on peut voir que la pâte présente des alvéoles, elle est légère, moelleuse et croustillante, tout en restant assez fine.

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Quelques unes de mes premières pizzas sont visibles ici. Pour aller plus loin, il faudra tester différentes farines, différentes durées de maturation et imaginer toutes sortes de garnitures 🙂

Mais dans tous les cas, je ne rachèterai pas de si tôt une pizza industrielle ou venant de chez Domino’s Hut Rabbit 😉

Bonus

Bien sûr, si ce n’est déjà fait, un tour sur le topic « Pizza maison » H-FR s’impose 🙂

Le forum de la Fédération des Pizzaïolos regorge d’infos et de conseils intéressants.

Un mot concernant le mod de cet appareil. Evidemment, ce n’est pas recommandé, pour des questions de sécurité et de garantie. Ce merveilleux petit four peut être modifié pour être encore plus efficace ! Les 3 principaux mods sont les suivants :

  • débridage du thermostat, pour monter autour de 500°C
  • ajout d’un moule à tarte en guise de « cloche » à chaleur
  • changement de la résistance par un modèle plus puissant

Présentation des mods sur H-FR (scroller un petit peu pour tomber sur la partie concernant le G3Ferrari)
Vidéo du mod du thermostat
Une autre vidéo sur le thermostat

Si la vis du variateur de thermostat est fixée, il faudra tordre une petite pâte du mécanisme qui bloque la position maximale (et permettre d’aller un peu plus loin).

Pour le moment, je n’ai fait aucune de ces modifications sur mon appareil car le résultat est déjà plus que satisfaisant.

Bon appétit, et retour à la technique pour le prochain article 😉

Projet R.I.P.E.R. (Robotic Intelligent Platform for Entertainment and Research)

Désolé, ça commence par beaucoup d’explications textuelles, mais des schémas plus éloquents sont à la fin 🙂

J’ai passé ces deux derniers mois à tester pas mal de choses : moteurs, capteurs, amplis audio, écrans, microcontrôleurs, matériaux, montages, mini-PC… C’était intéressant, mais le but est bien évidemment d’utiliser tout ça pour créer un robot 🙂

Dans ce billet, je vais essayer de formaliser toutes les idées qui me trottent dans la tête depuis quelques temps et décrire où je veux aller.

Jusqu’ici j’ai fabriqué quelques robots assez simples, avec des comportements limités à des tâches précises (et avec un petit microcontrôleur en guise de cerveau). Une fois le robot terminé, il l’était vraiment et je passais à autre chose. Cette fois, je veux réaliser une véritable plateforme robotique, très polyvalente pour explorer différents domaines de la robotique :

  • Le SLAM pour Simultaneous Localization And Mapping (ou cartographie et localisation simultanées). C’est un ensemble de techniques qui permettent à un robot de connaître sa position et de découvrir son environnement.
  • La synthèse vocale (TTS : Text To Speech), pour lui permettre de communiquer avec des êtres humains par la voix.
  • La reconnaissance vocale (SR : Speech Recognition ou STT)
  • Langage, conversation avec un humain
  • Intelligence artificielle et apprentissage
  • Utilisation d’internet (accès à des services, bases de connaissances…)
  • Vision : reconnaissance de formes et de visages, tracking
  • Algorithmes d’évitement d’obstacles (Virtual Force Field algorithm)
  • Pilote de la domotique
  • Télé-présence et surveillance
  • « Humanisation » : permettre au robot d’exprimer des émotions (mouvements, yeux…), lui donner un comportement moins prévisible avec des micro gestes aléatoires (clignement des yeux…), des tics de langages etc.
  • Extensibilités : possibilité de lui ajouter des modules pour lui donner de nouvelles capacités (module pour analyser la qualité de l’air, piloter la domotique, changer la fonction de ses bras/mains : poignée, pince, lasers…)
  • Personnalité, comportements, humeurs, humour…

La plateforme devra être suffisamment évoluée pour approfondir tous ces sujets sans devoir refaire un nouveau robot à chaque fois. En gros, il ne sera jamais vraiment terminé 🙂

Les applications qui en découlent sont illimitées :

  • Accompagnement, stimulation et surveillance/assistance des personnes âgées ou en difficulté
  • Télé-présence : pouvoir prendre le contrôle du robot à distance et se déplacer / communiquer grâce à lui, comme si on y était
  • « Chef d’orchestre » domotique et sécurité (détection et signalisation d’intrus, pilote du chauffage, de la télé, de la musique, de l’humidité, simulation de présence…)
  • Jukebox à la demande
  • Occuper le chat (en le faisant jouer avec un laser etc.)
  • Assistant personnel à domicile (domotique, lecture des e-mails et autres notifications, actualités, météo, discussions, gestion de l’agenda et rappel de rendez-vous, mémos, réveil…)
  • Coach personnel
  • Station d’analyse de l’air, détection de produits dangereux/toxiques
  • Exploration de zones dangereuses/inaccessibles pour l’homme
  • Conquérir le monde…

Pour créer cette plateforme voici les composants que je compte utiliser (dont la plupart ont été testés dans les articles précédents) :

  • Le cerveau supérieur : un mini-PC sous forme de clé HDMI avec un processeur Intel Atom CherryTrail (4 coeurs), 4Go de RAM, 32 Go de mémoire eMMC. Ces « PC » consomment peu, sont très légers et compacts, offrent des possibilités intéressantes en terme d’IA, sans compter l’accès au Bluetooth et au Wifi (et donc à Internet). Pour une centaine d’euros !
  • La moelle épinière : un Arduino MEGA (Pro Mini), qui aura la charge de transmettre les messages entre le cerveau (mini-PC) et le reste du corps du robot (capteurs, actuateurs : moteurs, écrans, HP…).
  • Un anneau de sonars : 12 capteurs ultrasoniques SRF05 pilotés par un Arduino Nano, lui-même connecté à la moelle épinière par le bus I2C. Les capteurs détecteront les obstacles tout autour du robot.
  •  Capteurs d’environnements : boussole (référentiel directionnel), détecteur de luminosité (LDR), détecteur de distance IR (pour éviter les chutes)
  • La tête : webcam USB avec microphone pour récupérer l’image et le son (et la voix) (Logitech c920), matrice de capteurs thermiques pour identifier les sources de chaleur (humains, animaux, feu…) (TPA81), Pixy CMUCam5 pour reconnaître et traquer des objets, 2 matrices de 8×8 LEDs pour émuler les yeux, un bargraphe de 5 LEDs pour animer la bouche, émetteur/récepteur IR pour piloter certains appareils, des LEDs puissantes pour éclairer dans l’obscurité. Le tout sera piloté par un autre Arduino Nano, lui-même connecté à la moelle épinière par le bus I2C.
  • Le cou : une tourelle « pan-tilt » constituée de 2 servomoteurs pour bouger la tête de haut en bas et de gauche à droite.
  • Un ampli et un haut-parleur pour émettre la voix du robot, de la musique ou des sons. Connecté sur la sortie son du mini-PC.
  • Quelques périphériques pour interagir « manuellement » avec le robot (écran OLED, boutons, buzzer).
  • HUB USB : pour connecter le mini-PC, la webcam, l’Arduino MEGA (+ de nouveaux périphériques)
  • Bras : 3-4 servomoteurs et la possibilité d’y attacher un module (pince, laser…)
  • Des cartes de contrôle des moteurs et servomoteurs (raccordés à la moelle épinière)
  • Moteurs CC avec encodeurs et un châssis. J’ai opté pour un châssis à chenilles, type tank : facile à diriger et une meilleure adaptation au terrain que les roues.
  • Alimentation : une première batterie Ni-MH de 7.2V / 5000mA pour les moteurs CC et servomoteurs (bras et cou). Une seconde batterie identique pour tout l’électronique (bas niveau, hub et PC). J’ai opté pour du Ni-Mh pour des raisons de sécurité (je veux pouvoir le laisser allumé même si personne n’est à la maison). La moelle épinière (MEGA) surveillera l’état des batteries. Le robot pourra aussi fonctionner sur une alimentation externe (12 V).

Pour concrétiser tout ça, voici une « maquette » de R.I.P.E.R., ce n’est pas très joli, mais ça a le mérite de clarifier un peu la cible 😉

Maquette_RIPER

Le schéma suivant décrit l’architecture du robot et recense toutes les interfaces nécessaires. Le détail de chaque carte n’est pas représenté pour faciliter la lecture. Cliquer sur le schéma pour le voir en taille réelle :

ArchiRIPERmini

Et voilà, il y a plus qu’à…;)

 

Le choix de la Mendel90

Après un rapide tour d’horizon des principales variantes de RepRap, mon choix s’est porté sur le design de Nophead (Chris) avec sa Mendel90.

C’est une imprimante qui a beaucoup de succès au sein de la communauté.

Ces principaux atouts sont :

  • Un design qui a fait ses preuves
  • Un châssis basés sur 2 plaques rigides à 90°, au lieux d’un assemblage de tiges filetées (très fréquent sur les RepRap)
  • Une construction plus facile
  • Le calibrage est simplifié, les 2 plans étant à 90°
  • Démontage partiel facilité
  • Peu de câblage apparent
  • Le plateau ne se déplace que sur l’axe Y, pas de contrainte par rapport à son poids
  • Les moteurs de l’axe Z sont en bas, la jonction moteur/tige n’a pas à supporter le poids de l’axe X contrairement aux designs avec les moteurs en haut.
  • Possibilité d’imprimer un gabarit pour facilement percer les plaques du châssis aux bons endroits.
  • Les designs avec des tiges et une base triangulaire sont plus sensibles aux mouvements rapides de l’axe X, le cadre est moins stable
  • La Mendel90 est conçue pour limiter au maximum les contraintes appliquées aux câbles électriques.

La Prusa i3 est très intéressante aussi, mais il fallait choisir… alors ça sera la Mendel90, dans sa version « Sturdy ». C’est à dire avec des panneaux de MDF à la place du Plexy ou du Dibond. C’est plus facile à se procurer, à travailler et à personnaliser.

Le blog de Nophead

Le Github de la Mendel90, pour tous les sources

La section Mendel90 du site RepRap

Acheter une imprimante 3D ou la fabriquer ?

Lors de la fabrication de petits robots et autres gadgets DIY, j’ai souvent besoin de pièces sur-mesures pour le chassis, fixer les moteurs, les capteurs etc. J’ai souvent bricolé avec du plexi ou de l’alu, mais une imprimante 3D pourrait vraiment me faciliter la vie.

J’ai d’abord regardé du côté des fameuses imprimantes de MakerBOT, mais elles coûtent un bras. La Cube semblait intéressante aussi, et un peu moins chère. J’ai ensuite découvert qu’il y avait de nombreux projets plus abordables lancés, notamment, via KickStarter ou autres plate-formes similaires, par exemple :

Les prix sont plus intéressants, mais la plupart ne sont pas dispos en France, il faut donc ajouter des frais de ports conséquents, la surface d’impression est parfois un peu juste, elles ne gèrent pas toujours le PLA et l’ABS, les délais de livraisons sont pour certaines de 2-3 mois etc.

Et par dessus tout, l’impression 3D à la maison étant quelque chose de très nouveau, il faut s’attendre à devoir faire un peu de maintenance et mettre les mains dans le cambouis… hors de question de renvoyer l’imprimante en SAV à l’autre bout du monde. Bien que sur ce point, la SmartRAP et les PrintrBot s’en sortent beaucoup mieux, car elles sont basées sur le projet RepRap

… et nous y voilà donc, j’ai fini par découvrir l’incroyable projet RepRap (et sa communauté !).

Alors, pour comprendre de quoi il s’agit, le plus simple est encore de citer la source :

RepRap est la première machine autoréplicable de production d’usage général fabriqué par l’homme.
RepRap se présente sous la forme d’une imprimante 3D, pilotée par un logiciel libre, capable d’imprimer des objets en plastique. Puisque la RepRap est composée de plusieurs pièces de plastique et que la RepRap a la capacité d’imprimer ces pièces, la RepRap peut être considérée comme autoréplicable — tout le monde peut la construire avec du temps et le matériel nécessaire. Cela signifie également que — si vous possédez une RepRap — vous pouvez imprimer beaucoup d’objets utiles, voire même imprimer une autre RepRap pour un ami…
Le concept RepRap relève de la production de machines autoreplicables, ainsi que de les rendre librement accessibles au bénéfice de tous. Nous utilisons l’impression 3D pour atteindre cet objectif, mais si vous possédez d’autres technologies qui peuvent se copier d’elles-mêmes, sont gratuites et à la disposition de tous, alors cet endroit est aussi pour vous.

RepRap.org est un projet collectif, vous êtes donc cordialement invités à modifier presque toutes les pages de ce site, ou mieux, créer de nouvelles pages personnalisées. Nos pages Portail Communautaire et Nouveaux Développements comportent plus d’information sur la façon de s’impliquer dans ce projet. Utilisez les liens ci-dessous et sur la gauche pour explorer le contenu du site, que vous retrouverez traduit dans plusieurs langues.

RepRap a été la première imprimante 3D à faible coût. Le Projet RepRap a marqué le début de la révolution d’imprimante 3D à code source ouvert (voir schéma regroupant tout les projets descendants).

RepRap est devenue l’imprimante 3D la plus largement utilisée parmi les membres mondiaux de la Maker Community.

RepRap (Replicating Rapid-prototyper) est un projet sous licence Open Source qui a démarré il y a une petite dizaine d’années. La communauté n’a cessé de grandir depuis, et la RepRap originale a été modifiée et améliorée pour donner naissance à de nouvelles imprimantes 3D qui ont été elles-même le départ d’autres branches du projet.

Il existe donc de nombreuses imprimantes dérivées de l’originale, comme le montre cet impressionnant « arbre généalogique » du projet. Les principaux modèles sont listés ici.

Finalement, j’opte pour la construction de mon imprimante RepRap pour un certain nombre de raisons :

  • Projet Open Source : toute la documentation et sources sont disponibles et libres, je ne dépend d’aucun assembleur qui propose des produits propriétaires et au fonctionnement opaque
  • La communauté est énorme et pleine de passionnés talentueux et prêts à répondre aux questions.
  • En la construisant, je saurai comment elle fonctionne, comment la réparer et la faire évoluer.
  • Le coût, nettement inférieur au MakerBot et autres imprimantes « grand public ».
  • Le fun 🙂

C’est parti !

Après une petite période de réflexion, et beaucoup de lecture, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure de la construction de mon imprimante 3D.

Je documenterai ici (autant que possible) la construction de mon imprimante. Mes erreurs et difficultés aideront peut-être d’autres personnes dans cette aventure.

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